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Mon quartier n'est pas un raccourci

Rue du Château d’Eau (10e), avant et après — © Florian Le Villain pour Paris en Selle

Dans la rue du Château d’Eau apaisée grâce au remaniement du plan de circulation, les automobilistes peuvent toujours circuler mais il n’est plus possible d’utiliser la rue comme raccourci. Le volume de trafic diminue et la rue devient agréable pour les cyclistes, qui peuvent l’emprunter dans les deux sens, et pour les piétons qui ont désormais plus d’espace. Les livraisons se font en pleine voie, sans gêner le passage des cyclistes. La rue devient plus chaleureuse pour les riverains.

Une ville cyclable ne se limite pas à de grands axes aménagés pour les cyclistes : il ne s’agit que d’un premier pas. Les Parisiens et Parisiennes ont besoin de petites rues cyclables pour pédaler jusqu’au bureau, faire leurs courses ou rentrer chez eux.

Il faut donc aller plus loin et apaiser les quartiers résidentiels, en réduisant fortement le trafic automobile. Ainsi, piétons et cyclistes pourront se déplacer facilement et sans danger.

Le plan de circulation parisien qui distingue les grands axes (trafic de transit) des rues résidentielles (trafic local) n’a été modifié qu’à la marge depuis les années 1970, l’âge d’or du tout-voiture. C’est ce qui permet aujourd’hui aux automobilistes d’utiliser les petites rues résidentielles comme raccourcis. Ce phénomène ne cesse de s’amplifier grâce à l’essor des applications de type Waze, qui proposent des itinéraires malins en empruntant des rues qui ne sont pas faites pour accueillir une telle circulation.

Le plan de circulation est un formidable outil qu’il faut mettre à profit.

Le plan de circulation est un formidable outil qu’il faut mettre à profit.

Revu en concertation avec les habitants, le plan de circulation contribuera à libérer les quartiers résidentiels du trafic de transit.

Ce réseau de desserte locale demeure accessible en voiture pour tout le monde. Le trafic qui se maintient est désormais d’intérêt local : riverains qui rentrent leur voiture au garage, commerçants, livraisons… Il devient un réseau cyclable secondaire qui complète les lignes du Vélopolitain.

Inutile de créer des pistes cyclables séparées sur ce réseau secondaire car le volume de trafic automobile y est faible : tous les cyclistes, enfants comme adultes, se déplacent en toute sécurité. Accompagner ses enfants à l’école en vélo chaque matin devient une possibilité et un plaisir !

La qualité de vie des riverains s’améliore grandement, qu’ils soient cyclistes ou non.

Les effets de ce nouveau plan de circulation sont bénéfiques pour la qualité de vie de tous les habitants, qu’ils soient cyclistes ou non : moins de pollution, moins de bruit, moins de dangers liés aux voitures, plus d’occasions de profiter de l’espace. Livrer un commerce, venir chercher une personne âgée ou handicapée en voiture est toujours possible et même plus facile.

Situation actuelle : itinéraires malins du triangle
Proposition de refonte du plan de circulation

Après la refonte du plan de circulation, dans ce triangle situé entre les Grands Boulevards au sud et les boulevards Lafayette et Magenta au nord, il est désormais impossible pour les voitures de gagner du temps en empruntant les petites rues résidentielles. Chaque zone colorée reste cependant accessible en voiture, pour une desserte locale (riverains, livraisons, taxis…). La circulation pour les piétons et pour les cyclistes entre les différentes zones est bien sûr possible et facilitée. Cet exemple a vocation à être décliné dans tout Paris.

Revoir le plan de circulation, c’est…
  • améliorer la qualité de vie des riverains en coupant le trafic de transit automobile tout en conservant une desserte locale
  • compléter le Vélopolitain par un réseau cyclable secondaire
  • faire de Paris une ville où il fait bon vivre !

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